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Chroniques de l'autre bout du monde

Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 00:04
Suite au visionnage dont je parle dans l'article précédent, ainsi qu'à tout ceux qui l'ont précédé (Arte s'étend largement sur le sujet ces derniers temps, et je prend un grand plaisir à regarder ces images qui ont toujours un peu l'air d'avoir été volées), suite à ce visionnage donc, une question m'est venue: mais pourquoi ce pays agit-il si peu dans l'interet de la majorité de ses habitants?
En France, les gouvernants craignent (pour combien de temps encore?) le peuple. Ils craignent nos grèves, nos manifestations, bref, nos sautes d'humeurs. La Français est râleur, que voulez-vous. Il élit ses dirigeant pour mieux les mettre sur la selette, et ce, quel que soit son niveau de culture politique. Nicolas Sarkozy est un bon exemple de cette attitude de parent débordé devant les caprices de son enfant tant désiré. Conseillés en image, "dialogue" télévisé, techniques de communication n'ayant rien à envier aux meilleurs publicitaires, mise en scène de son épouse, tout est bon pour reprendre quelques points de popularité. Pour les problèmes délicats, ils sont traités dans la discrétion la plus absolue, attendant qu'on les redécouvre avec stupeur après quelques temps. Et en ce qui concerne l'image de la France à l'international eh bien... advienne que pourra.
Mais revenons à la Chine. Un régime de dictature, qui prohibe toute forme de spiritualité (et par là même un pan entier d'une tradition millénaire), qui exploite des artisans et des ouvriers non qualifiés pour construire à vitesse grand V un décor moderne et artificiel à souhait, destiné à acueillir l'un des principaux évenements médiatiques au monde, qui les renvoie ensuite sans ménagement afin qu'ils n'étalent pas leur pauvreté dans ce même décor; un pays qui déplace des millions de personnes par ce que les infrastructures sont l'avenir du pays, et que l'avenir du pays prévaut sur celui de ses habitants; un pays qui, tout en se revendiquant communiste, est en passe de devenir plus capitaliste que les Etats Unis. (je n'ai rien contre le libéralisme, je suis contre l'excès de libéralisme, comme contre tout excès d'ailleurs...). Mais qu'est-ce que ce gouvernement là? Et surtout: comment se fait-il que nous le laissions jouer dans notre cour? Est ce que quelqu'un peu m'expliquer pourquoi notre question est "faut-il aller ou non à l'ouverture des JO de Pékin?" au lieu d'être "mais pourquoi diable avons nous confié les JO aux Chinois?". Naïveté? Faiblesse? Objectifs économiques? Objectifs stratégiques inavouables? Je ne sais pas. Cependant, la situation est bel et bien là. Nous ne savons plus bien sur quel pied danser, coincés entre nos droits de l'homme et notre économie sclérosée qui aurait bien besoin d'un peu de renouveau (asiatique?). la Chine redouble d'efforts pour plaire, prouver aux autres (et surtout à elle même) qu'elle n'a rien à envier aux pays développés, et qu'elle est très, mais alors très tolérante, et très à l'écoute de sa population. Ce discour passe mal sur la scène internationale, encore aujourd'hui. Mais elle à un argument de poids: son économie. Soudainement, il devient plus facile de feindre de la croire lorsqu'elle nous parle de liberté. Et hop, dans l'OMC la dictature! Et puis, un droit de veto à l'ONU.Quoi qu'il en soit,  Seulement voilà, en s'ouvrant ne serait-ce qu'économiquement, en attirant l'attention sur elle, la Chine se dévoile de plus en plus, bien malgré elle. L'information lui file entre les doigts, malgré l'armada de contrôleurs du net. 
Mais pouquoi traiter ses habitants comme des enfants irresponsables et inconscients? A cause de leur nombre? Et si leur nombre faisait leur force, et pas seulement la force du parti? Sur un pays si vaste, il est difficile de controler chaque parcelle du territoire, c'est sûrement l'une des raisons qui pousse le gouvernement à concentrer ses efforts sur ses villes. Mais tout ce qui a un début a une fin, et cette situation est en perpetuelle évolution. J'ose espérer voir le régime se fissurer, puis s'émietter jusqu'à n'être plus qu'un souvenir le jour ou les Chinois s'éveilleront de leur long sommeil.  (ci-dessous, Miss Chine, élue Miss Monde)
Par Pièce du Puzzle - Publié dans : Chroniques de l'autre bout du monde
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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 20:30
C'est tout un poème. Un pays  qui du haut de ses 300 ans d'histoire domine la planète. Un pays aussi grand qu'un continent. Un pays qu'on adore, qu'on déteste, mais qui ne laisse personne indifférent. J'ai trouvé une vidéo très interessante, que je serais tentée de mettre dans la lignée de celles de Michael Moore: America, from freedom to fascism, réalisé par Aaron Russo link (<- cliquez ici pour voir le film). Ce film parle des couacs du gouvernement, et entre autre de l'impôt sur le revenu.  A première vue, rien de choquant à parler d'impôt sur le revenu. Seulement voilà: d'après ce film, cet impôt est inconstitutionnel aux Etats Unis, et aucune loi ne prouve son existence. Cependant, il fait partie du code des impôts (??). Des millions d'Américains payent cet impôt pensant faire leur devoir de bon citoyen (vous aurez probablement remarqué comme le signifié de "citoyen" n'est pas le même qu'en France), faisant confiance a l'Etat que leurs pères ont créé. C'est ce même Etat qui semble, dans ce film, faire preuve d'une mauvaise foi sans bornes quand à l'existence ou non d'une obligation de payer cet impôt. Je n'ai pas lu la constitution des Etats Unis, ni étudié leurs textes de loi. Mais si ce que feu M. Russo dit est vrai, alors il y a un serieux problème. Je soulignerais cependant que si, selon moi, ce pays a depuis ses origines un sérieux problème de mégalomanie (les puritains voyaient le nouveau monde comme une Terre promise que le Seigneur leur avait réservé, car ils s'estimaient être les seuls à pratiquer correctement leur religion...), elle en a un autre, plus délicat à gérer: celui de l'unité d'un pays immense. Même la France à des difficultés à gérer ses régionalismes, hier breton, aujourd'hui corse ou basque. Imaginez maintenant que la France fait la motié de la taille d'un Etat moyen américain, et vous aurez une petite idée de l'importance du problème. La réponse du gouvernement fédéral à ceci est un patriotisme forcené, et une grande réticence à l'ouverture internationale, du moins quand il s'agit de traiter le pays en question d'égal à égal, comme un partenaire (je vous invite à vous renseigner sur ses relations avec Cuba si ce n'est pas déjà fait).
Par Pièce du Puzzle - Publié dans : Chroniques de l'autre bout du monde
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